Pourquoi ce voyage ?

Dans une société occidentale qui va vite, très vite, trop vite, nous nous posons la question de savoir dans quelle direction nous voulons partir. Ici, les produits de tous les jours (vêtements, ordinateurs, voitures, etc.) et la nourriture sont abondants, les soins sont disponibles et facilement accessibles pour une grande partie de la population. Or, si les 7 milliards 200 millions de Terriens adoptaient le niveau de vie occidental, il nous faudrait 3 planètes. Malgré cela, on peut entendre parfois que les pollueurs ce sont les autres, les pays en développement, ceux-là mêmes qui produisent à bas coûts et souvent dans des conditions inhumaines, les produits abondants dont nous disposons, mais finalement, ne serait-ce pas une simple pollution délocalisée ?

 

Cette culture de l’abondance va de pair avec la perte de la notion de temps et d’espace qui disparaît face à la volonté croissante des populations de se rapprocher en accélérant les moyens de déplacement. Par exemple, en TGV, Nancy est la ville la plus proche de Paris, alors que physiquement elle est tout autant éloignée que Rennes, Angers, Bourges ou Lille. La théorie de la relativité d’Einstein, qui lie intimement l’espace (donc la distance) au temps, est bien malmenée... Remettre à plat ce lien étroit entre le temps et la distance est un point de départ essentiel à notre voyage.

 

Malgré tout, il faut concéder à ce « système » ou « modèle » qu’il nous permet, en partie, aujourd’hui de nous poser ces questions et nous donne les moyens (notamment financiers et temporels) pour réaliser ce voyage. Nous ne le rejetons donc pas en bloc, mais cherchons simplement à trouver – à la manière du médecin recherchant la cause d’une pathologie – les fondements de ces problèmes et ainsi savoir si, d’une part, nous sommes capables de participer à son amélioration, et d’autre part, comment s’inscrire dans cette démarche d’amélioration.

 

Soucieux de l’équilibre fragile que représente l’écosystème Terre et voulant nous inscrire dans une démarche personnelle de développement intellectuel et pratique, nous avons donc décidé d’aller à la rencontre des peuples du monde désireux de s’inscrire dans un autre paradigme plus juste, plus solidaire, plus respectueux de la Nature et des Hommes.

 

Au cours de ce périple, notre but est notamment de récolter des témoignages, des expériences, des savoir-faire, des réflexions afin de les rassembler pour rapporter et proposer une multitude d’alternatives qui pourra alimenter le vivier d’idées - déjà existant et tendant à s’accroître ces dernières années grâce à de plus en plus de prises de conscience - dans le but de succéder à notre système actuel au bord d’une implosion – trop gros et trop gourmand pour survivre.

 

Nous partons ainsi à la rencontre de quelques-unes des personnes travaillant pour un monde plus juste, plus respectueux, issues de domaines différents tels que des sociologues, économistes, philosophes, artistes, scientifiques, religieux, agriculteurs, médecins, militants, dont nous retranscrirons les témoignages sur ce qu’ils pensent du système tel qu’il fonctionne actuellement et de quelle manière ils voient et construisent le monde de demain, roulant par-delà les cinq continents, convaincus que tous les peuples cherchent d’une manière ou d’une autre à construire le monde de demain.

Écrire commentaire

Commentaires : 0